L’Afrique du Sud face à de gros investissements pour combattre la crise de l’eau

Un rapport récent de l’ONG Green Cape estime à 70,4 Mds ZAR (environ 4,7 Mds EUR), les besoins en financement pour la construction et le renforcement des infrastructures hydrauliques en Afrique du Sud afin de lutter contre la pénurie en eau que connaissent certaines régions du pays, victimes d’une sécheresse sans précédent depuis le début du 21ème siècle.

Cette pénurie est généralisée : elle touche tout autant l’industrie que les ménages et les entreprises. En outre, elle intervient dans un contexte de développement économique et de croissance démographique accrus. Malgré la situation, la consommation moyenne par habitant (233 litres / jour) reste encore bien supérieure à la moyenne mondiale (180 litres / jour).

Un facteur déterminant a cependant été le renforcement de la demande en technologies et services pour lutter contre cette insuffisance, dans un pays où il est estimé que la demande en eau surpassera de 17% la fourniture d’ici 2030.

C’est ainsi que de nouvelles opportunités d’investissement sont apparues dans des secteurs-clés visant à rationaliser les usages de l’eau :

– le renforcement des outils de mesure de la consommation d’eau ;

– les équipements et matériels de contrôle et d’efficacité hydrique grâce à l’appui des technologies numériques qui renforcent l’analyse en temps réel et la détection des anomalies éventuelles ou des gisements d’économie et d’optimisation ;

– la réutilisation des eaux usées dans des pratiques encadrées à des fins sanitaires pour limiter les usages infondés et illimités en eau potable ;

– la recherche de sources alternatives d’approvisionnement en eau, comme le dessalement d’eau de mer dont les coûts de production restent élevés et qui sont en phase de changement d’échelle industrielle.