Début septembre, Pollutec et toute son équipe ont eu le plaisir d’accueillir Alexis de Gérard au poste de directeur de l’événement.
Il succède à Stéphanie Gay-Torrente qui avait quitté l’entreprise début 2019 après 17 ans de présence, et qui avait contribué grandement au développement du salon.
Dans cette interview, Alexis de Gérard revient pour nous sur son parcours et nous donne les grandes tendances pour l’édition 2020 du salon.

 

Alexis de Gérard, dites-nous en plus sur votre parcours ?

Depuis ma jeunesse, je suis passionné de technologies et d’innovations – j’aime comprendre comment les objets fonctionnent. Je m’employais donc à démonter et remonter tout ce qui me passait sous la main – y compris mon premier ordinateur, un commodore C64 reçu à l’âge de 12 ans. J’ai fait mes études à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse et, par la suite, cette passion m’a amené à travailler dans des secteurs variés mais toujours avec comme fil rouge l’innovation technologique.

J’ai ainsi débuté ma carrière chez Altran, leader du conseil en technologies, au début des années 2000. J’y ai créé une business unit et recruté des équipes d’ingénieurs pour intervenir sur des projets innovants chez des clients industriels, que ce soit pour des études sur des aubes de turbines dans l’aéronautique, la recherche sur des nouveaux matériaux pour l’industrie spatiale, l’optimisation de la qualité dans le secteur automobile, ou encore la réduction des coûts sur des process industriels.

J’ai ensuite rejoint le groupe Total sur un nouveau projet de globalisation des achats, et pris en charge le secteur de l’environnement. Mes premières visites de Pollutec datent de cette période. J’y venais rencontrer mes fournisseurs et rechercher de nouvelles solutions. Dans un contexte d’importants investissements nécessaires liés au vieillissement de certains équipements (plan de modernisation des installations industrielles (PM2I)), j’ai travaillé à la globalisation et l’harmonisation des prestations. J’ai ainsi travaillé sur différents projets tels que la réhabilitation de sites industriels, le traitement des déchets ou la qualité des produits raffinés.

La forte croissance des ENR et l’émergence de l’efficacité énergétique ont par la suite retenu mon attention. Cet intérêt a été renforcé par mes nombreuses rencontres avec les entreprises du secteur, notamment sur Pollutec, dont la forte croissance m’a impressionné. Ces rencontres m’ont amené à rejoindre Greenyellow, filiale du groupe Casino, qui a acquis un solide savoir-faire dans ces domaines en interne avec de grandes ambitions en France et à l’international.

J’étais en charge de diversifier leur offre dans le secteur industriel, avec un objectif : une réduction des consommations de gaz et d’électricité de -20% à -30% garantie par contrat et des investissements à réaliser compensés par ces économies. J’ai donc audité avec les équipes d’ingénieurs de nombreux sites industriels. Le but ? Identifier les gisements d’économies d’énergie et le gain en émission de CO2 et, ainsi, initier plusieurs projets. À cette époque, Greenyellow exposait sur Pollutec sous la bannière de PERIFEM et a d’ailleurs remporté le prix « bas carbone des éco-entreprises engagées à l’international » en 2016.

 

Vous qui avez été à la fois exposant et visiteur sur le salon, que représente un salon comme Pollutec ?

Pollutec est le salon qui m’a accompagné tout au long de mon parcours professionnel. Il m’a permis concrètement d’identifier les équipements, les technologies et les services que je recherchais, de m’informer sur les évolutions du marché et d’initier de nouvelles affaires, tout en nouant de solides relations professionnelles. Pollutec est avant tout fait de rencontres, la plus singulière aura probablement été de m’être retrouvé par hasard face à face avec Nicolas Hulot durant 1h30 dans le TGV me conduisant au salon !

En tant que visiteur, j’ai toujours apprécié ce rendez-vous pour faire le point sur les enjeux environnementaux et les solutions environnementales actuelles sur l’ensemble des domaines : site & sols, déchets, air, eau… Ces filières sont bien sûr étroitement imbriquées et interdépendantes, et il est intéressant de découvrir à chaque édition une nouvelle thématique et des parcours de visite transverses, qui donnent un éclairage différent sur sa problématique.  On repart ainsi souvent avec des solutions auxquelles on n’avait pas pensé. J’ai par ailleurs été passionné par les innovations présentées, je garde par exemple un souvenir marquant d’une machine capable de recycler n’importe quel déchet plastique en pétrole brut prêt à être raffiné !

En tant qu’exposant ensuite, j’ai pu mesurer à quel point Pollutec est une occasion incontournable de mettre en avant produits et services. C’est véritablement un accélérateur de notoriété et de nombreuses nouvelles affaires y ont été initiées tant avec des partenaires français qu’étrangers issus de l’industrie ou des collectivités.

À présent, en tant qu’organisateur, Pollutec est pour moi et pour l’équipe que j’ai rejointe, une chance exceptionnelle d’accélérer les transitions à venir en étant la caisse de résonance de toutes les solutions possibles. La caisse de résonance d’un instrument reçoit et amplifie la vibration, et c’est bien de cela dont il s’agit. Avec Pollutec, nous sommes au cœur du changement !

 

Quelles seront les grandes tendances de Pollutec 2020 et qu’avez-vous imaginé pour le salon ?

L’édition 2020 de Pollutec verra émerger un nouvel événement, « Pollutec Mer et Littoral », qui valorisera les différentes solutions environnementales liées aux espaces maritimes et aux activités à l’interface de la terre et de la mer. L’ambition est de faire émerger une expertise environnementale spécifique qui réponde aux besoins de durabilité des activités économiques et humaines situées sur les territoires littoraux et favoriser la mutation des activités marines et maritimes vers plus de durabilité.

Je souhaite également dynamiser le secteur de l’eau en général et accroître son attractivité. Ce prochain salon pourra être l’occasion de mettre en œuvre de nouvelles idées, notamment en installant des nouvelles zones de démonstration et d’innovation, et de mettre en avant les avancées technologiques dans le domaine du Smart Water.

Par ailleurs, je porte bien entendu une attention toute particulière au secteur de l’énergie : efficacité énergétique, ENR, énergies de récupération et stockage d’énergie sont des sujets au cœur de toutes les questions liées à l’environnement et que Pollutec a su progressivement intégrer. Les investissements numériques associés à la transition énergétique sont un sujet qu’il me semble intéressant de développer.

Des réflexions sont par ailleurs en cours sur plusieurs autres thématiques :

  • une réflexion a été entamée sur la thématique « Agriculture et climat» pour les années à venir. Les conclusions du dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) d’août 2019, interrogent notamment sur la pression que nous exerçons sur nos terres via des activités comme l’agriculture et l’exploitation forestière, et cela pourrait constituer un axe de développement
  • des rendez-vous sont confirmés dans le secteur spatial avec la mise en avant d’outils dédiés aux innovations pour de nombreuses entreprises dans le secteur de l’environnement
  • nous nous intéressons aux métaux stratégiques :  le flux de déchets en fin de vie d’équipements électriques et électroniques, de véhicules hors d’usage, de piles et accumulateurs peut apporter une réponse à la criticité d’approvisionnement de certains de ces métaux stratégiques
  • nous souhaitons aborder le sujet des plastiques sous un angle plus concret et présenter les solutions qui existent pour les traiter
  • la nature comme source d’inspiration inépuisable pour innover durablement : des rendez-vous de préparation très intéressants sont à venir dans le domaine du biomimétisme
  • et nous nous intéressons bien évidemment aux grands enjeux d’économie circulaire et à la biodiversité

Enfin, nous souhaitons développer toujours plus ce qui fait l’ADN de Pollutec : l’innovation avec la mise en place d’espaces où il sera possible de retrouver le meilleur de l’innovation par secteur – la mise en relation par le biais de nouveaux rendez-vous d’affaires ou encore la dimension internationale de notre événement.

Je vous donne donc rendez-vous sur Pollutec du 1er au 4 décembre 2020, à Lyon Eurexpo, pour découvrir tous ces sujets et, dans cette attente, je vous invite à rejoindre notre communauté sur nos réseaux sociaux !

 

 

 

Alexis de Gérard a été rejoint par Vanessa Brizay, directrice du Marketing et de la Communication de Pollutec, elle-même issue du monde de l’environnement et forte d’un long parcours au sein du groupe IRH puis Antea Group.

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