La loi sur la transition énergétique fixe la consommation d’énergies renouvelables à 32% en 2030. Quand on pense « énergies alternatives », on imagine en premier lieu les énergies renouvelables, au sens strict du terme : solaire, éolien ou biomasse (dont le biogaz). Le spectre est en fait bien plus large, intégrant l’hydrogène, les énergies de récupération ou la valorisation énergétique de déchets, directe ou sous forme de nouveaux combustibles, gazeux, granulés ou carburant. Avec son approche multidisciplinaire, Pollutec croise toutes ces stratégies depuis leur émergence il y a 20 à 25 ans, offrant un regard global sur les enjeux énergétiques, totalement intégré avec les autres problématiques environnementales.

Des EnR très applicatives

Pollutec a toujours été l’occasion de présenter des technologies de production d’énergies renouvelables : des panneaux solaires hybrides (Dualsun, EPC Solaire, Base Innovation), des technologies pour les éoliennes (dégivrage, petites éoliennes…), des systèmes d’estimation ou de prévision de production solaire (Réuniwatt, Steadysun et même dès 2007 des systèmes d’estimation de potentiel solaire) ou encore des énergies de la mer (tel que le procédé Ecowave d’Eng’In en 2016).

Certaines innovations ont même marqué leur temps : personne n’oubliera le concept de route solaire de Colas (2015-2016) ni le film PV flexible d’Armor qui ouvre des perspectives d’applications nouvelles pour l’autonomie solaire. On voit aussi sur Pollutec dès 2009, un réverbère autonome, puis des ombrières photovoltaïques.

Mais la caractéristique la plus marquante du salon en matière d’EnR a été de mettre en avant des écotechnologies intégrant ces EnR pour réduire leur impact énergétique et gagner en autonomie : c’est le cas du dessalement et/ou de la purification solaire en 2010 et 2013, des sécheurs de boues solaires en 2002 et 2004, du brassage d’eau solaire, des systèmes de dépollution de sols alimentés en EnR (Sita en 2010, Serpol en 2016) ou encore des collecteurs et compacteurs de déchets solaires (en 2008 et 2013), voire une douche solaire autonome pour plages. Une tendance d’intégration qui se poursuit d’année à année, soutenue aussi par les besoins numériques et de connexion de tous les process.

L’hydrogène, un levier important

Si l’hydrogène est considéré comme un vecteur énergétique clé pour la transition énergétique et écologique, bénéficiant désormais d’un Plan hydrogène national, sa percée n’a pas été simple. Il a en effet été longtemps convenu de penser que l’avènement de la filière hydrogène prendrait plusieurs décennies. Un constat qui n’a pas empêché Pollutec de soutenir cette filière très en amont et de contribuer ainsi à sa reconnaissance.

Dès 2001, Pollutec a créé un Village Hydrogène où chacun a pu découvrir des prototypes de piles à combustible (PAC) et des moteurs à hydrogène. L’année suivante, la société Axane a présenté ses PAC pour véhicules (Renault Fever, Peugeot Partners et bus Scania). Depuis, le sujet n’a cessé de rayonner, non seulement sur les filières de la mobilité (avec SymbioFCell qui fait des piles pour véhicules électriques ou Pragma Industries, fabricant du premier vélo hydrogène), mais aussi sur toutes les autres étapes, en production et stockage notamment, avec des entreprises innovantes telles que McPhy Energy (stockage hydrures de magnésium, primée en 2012, puis en production), Atawey et ses stations de recharge hydrogène, NewH en 2009 avec une offre d’hydrogène sur demande, HySiLabs et son concept de carburant liquide à base d’H2 (primé en 2013) ou encore PowiDian (stations autonomes de production d’électricité associant EnR et stockage et groupes électrogènes zéro émission).

La tendance est désormais solide comme le montre encore l’édition 2018 de Pollutec avec la présence d’Haffner Energy présentant un concept de production décentralisée d’hydrogène à partir de biomasse.

 

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