Organisés en partenariat avec le Pexe – Les éco-entreprises de France, les Pollutec Innovation Awards visent à distinguer, parmi les innovations présentées par les exposants de Pollutec, celles qui offrent le plus fort potentiel marché. Pour cette édition digitale, dix solutions ont été retenues par le jury de pré-sélection. Les exposants portant ces innovations auront l’occasion de pitcher leur solution sur Pollutec Online le mardi 1er décembre, à 16h15, devant un jury de grands comptes. Les trois lauréats seront ceux qui auront obtenu les meilleures notes à l’issue de cette séance de pitchs. Ils seront distingués officiellement le mercredi 2 décembre, à 12h, sur Pollutec Online. Voici la liste des nominés par ordre alphabétique.

 

Acqua.eco : Système de traitement et recyclage total des eaux usées des bateaux sans produits chimiques

Acqua.eco

Acqua.eco est expert du traitement et de la réutilisation de l’eau pour les milieux terrestres et marins et représentant francophone de BioMicrobics, leader mondial dans la conception de technologies de gestion de l’eau décentralisées et d’assainissement.

Le BioBarrier MarineMBR révolutionne le traitement des eaux usées à bord des bateaux. Il a en effet été développé pour répondre à la fois aux normes de qualité de rejet de l’eau de plus en plus strictes (USCG et IMO) et permettre la réutilisation de l’eau pour de nouvelles applications. Dans cette optique, une chaîne de traitement simplifiée et miniaturisée a été développée intégrant de l’ultrafiltration membranaire immergée afin d’obtenir des performances exceptionnelles (la technologie BioBarrier est la première au monde certifiée NSF/ANSI 350 pour la réutilisation de l’eau).

Le BioBarrier MarineMBR permet le recyclage total des eaux noires et des eaux grises sans utilisation de produits chimiques. Il fonctionne automatiquement grâce à des contrôleurs intégrés, garantissant une qualité constante de l’eau traitée ainsi qu’une fiabilité et une robustesse élevées. La consommation énergétique est réduite et l’entretien nécessaire limité grâce à son contrôleur intelligent et au fonctionnement automatique.

Le système combine les avantages du traitement par boues activées et l’ultrafiltration (0,03 μm), supprimant le besoin de réservoirs de clarification. Le résultat est un système avec un encombrement réduit, modulaire et adaptable, qui peut traiter n’importe quel volume et s’installe dans n’importe quelle cuve (à terre, à bord ou en unité mobile).

Le système va au-delà des réglementations les plus strictes et élimine jusqu’à 99,9% des contaminants présents. Il en résulte une eau totalement claire, sans odeur, stérile, débarrassée des virus, bactéries et contaminants chimiques et parfaitement réutilisable. Le système offre ainsi la possibilité de ne plus rejeter des millions de litres d’eau traitées et non traitées dans nos cours d’eau ou en mer et permet, au choix, de donner une seconde vie à ses eaux usées en les réutilisant ou de préserver l’environnement tout en améliorant la qualité du milieu récepteur grâce à un rejet totalement propre.

Aussi bien à bord qu’à terre ou en unité mobile, le BioBarrier MarineMBR permet une gestion durable de l’eau adaptée aux futurs GreenShip, SmartPort et SmartCity écologiques.

 

AquaTech Innovation : Plateformes de traitement des eaux usées en milieu aquatique ou protégé

AquaTech Innovation

La startup montpelliéraine AquaTech Innovation s’engage dans la mise en œuvre de solutions permettant de réduire l’empreinte environnementale des activités touristiques et économiques en milieu protégé, à flot ou à terre. Avec sa solution brevetée capable de traiter les eaux usées sans apport chimique, elle œuvre au développement d’une économie nautique et touristique durable.

Les plateformes intégrées et modulaires AquaClear se déclinent en deux versions en fonction des volumes à traiter : AquaClear Unit et AquaClear Factory, toutes deux étant applicables à terre ou à flot. Par ces plateformes, AquaTech Innovation permet d’adapter à tout type d’environnement une solution de traitement biologique. Chaque solution comprend un traitement mixte aérobie et anaérobie pour optimiser la capacité de traitement, un assemblage technologique permettant d’adapter un traitement biologique en flottant, un boîtier électronique connecté avec des modèles prédictifs et une gestion à distance (alerte sms sur mobile).

Les plateformes AquaClear autorisent un traitement des effluents au plus près des lieux d’émission avec un rejet dans le milieu naturel qualifié “Eaux de Baignade”. Avec un traitement 100% biologique, elles respectent les principes d’économie circulaire. Elles s’adaptent aux variations de volumes à traiter liées aux fluctuations d’activités saisonnières. De plus, elles ont une consommation énergétique limitée et répondent à la problématique de l’usage de l’eau liée à l’évolution climatique, d’où un bon bilan carbone. Enfin, ces plateformes peuvent être démontées et déplacées, elles requièrent un entretien limité, s’intègrent parfaitement dans leur environnement et sont conformes à la réglementation.

Les principaux domaines d’application sont, à terre ou à flot :

– Les ports : En France, avec près de 20 000 km de côtes, plus de 1000 ports et quelque 8 500 km de voies navigables, AquaClear flottant répond aux exigences du port de demain dans une logique de performance économique et environnementale,

– Les activités touristiques (campings,…) : Du fait de l’évolution climatique, la réglementation sur l’eau s’est renforcée, notamment en termes d’usage et de qualité. AquaClear permet de maintenir un développement durable des activités touristiques et économiques,

– Les particuliers (habitat flottant, péniches…) : Quand des zones protégées ne sont pas reliées au réseau de la ville, AquaClear permet des solutions autonomes de traitement de l’eau.

 

Azola : Technologie de stockage temporaire du biométhane pour pallier les faibles demandes sur le réseau

Azola

Aujourd’hui, le biométhane produit par les unités de méthanisation est brûlé en torchère lors des périodes d’étiage ou de faible demande sur le réseau (week-ends, jours fériés, été, travaux de maintenance). En France, un projet d’unité sur cinq serait confronté à ce problème de surplus non injectables.

Travaillant sur le sujet depuis 2014, le CRIGEN, laboratoire R&D d’Engie, a développé une technologie de stockage cryogénique tampon qui permet de transformer à la demande le biométhane en bioGNL. Développée sous le nom de LiLiBox (pour Little Liquefaction Box), cette solution s’appuie sur un procédé intégré de liquéfaction, épuration, stockage, réinjection et contrôle à distance qui ne nécessite aucune machine tournante, d’où un faible coût en CAPEX. Elle vise à améliorer la profitabilité des sites d’injection de biométhane et à réduire les émissions de GES.

Le procédé, qui fait l’objet de plusieurs brevets, combine un cycle ouvert d’azote liquide et un procédé propriétaire de purification CO2/H2O (cf. épuration par « polishing »). Ainsi, au lieu d’être torché lors des périodes de faible demande, le biométhane est temporairement stocké sous forme liquide puis réinjecté lorsque l’équilibre offre / demande est rétabli. Si l’on considère qu’une unité de méthanisation agricole fonctionne 8 200 h/an, les pertes de production correspondent à un temps d’arrêt moyen d’environ 565 h/an par projet, réparti entre périodes d’étiage / indisponibilité de site. Pour une capacité d’injection de 250 Nm3/h, cela représente environ 150 000 Nm3 de biométhane perdu par an, soit environ 140 000 €/an de perte de revenus ou 10 à 20% du chiffre d’affaires moyen. La solution pourrait aussi réduire les émissions de GES des sites de méthanisation et éviter le rejet dans l’atmosphère d’environ 110 tonnes eq-CO2/an.

Azola se décline principalement en un outil de flexibilité pour les producteurs de biométhane (Azola BIO) et un outil de renforcement pour les gestionnaires de réseau de distribution (Azola GRID). Les clients ciblés pour Azola BIO sont essentiellement les unités de méthanisation qui injectent sur le réseau, les unités de méthanisation qui ne peuvent pas être connectées au réseau et les unités de cogénération agricole qui se rapprochent de la date d’expiration de leur tarif de rachat.

La solution a été incubée par Storengy qui a poursuivi le développement et la mise à l’échelle (1:1). Ainsi un démonstrateur Azola BIO a été testé avec succès sur le site de méthanisation à Epaux-Bézu de 2017 à 2019. La société Azola SAS a été créée début 2020 afin de lancer la commercialisation de la solution.

 

Diamidex / C4Hydro : Premier compteur intelligent de micro-colonies

Diamidex / C4Hydro

Entreprise française spécialisée dans le développement de technologies de pointe pour la détection, le marquage et la gestion de microorganismes pathogènes présents dans l’eau, C4Hydro est désormais regroupée avec Click4Tag et C4Biocontrol au sein de Diamidex (DIAgnostic MIcrobiologique EXpress). Elle propose le premier compteur intelligent de micro-colonies du marché. Ce nouvel appareil donne un résultat fiable après seulement 24 heures d’incubation.

Grâce à une résolution optique inégalée parmi les compteurs de colonies, le MICA est capable de détecter et de compter les microorganismes à leur stade de micro-colonie. Conçu comme une solution clé en main, il est facile à utiliser et à mettre en œuvre par tous les techniciens. L’opérateur est guidé étape par étape à travers un protocole simplifié en fonction du micro-organisme ciblé. Le comptage automatique des micro-colonies garantit moins de résultats ininterprétables que la méthode de culture traditionnelle, plus rapide.

Le MICA existe pour le comptage des Legionella. Mais avec la technologie Diamidex et l’équipement MICA, il est maintenant possible de détecter et de compter les bactéries Alicyclobacillus dans les boissons en trois minutes, après seulement 24 heures d’incubation sur des boîtes de Petri (48 heures selon les caractéristiques de la matrice). A terme, le MICA sera également disponible pour les bactéries acétiques, la flore mésophile aérobie, les bactéries lactiques et les levures/moisissures.

Caractéristiques techniques : Contrôle de l’accès par utilisateur, login individuel – Système intégré de traçabilité durant le protocole – Compatible avec les GLP (Good Laboratory Practices) – Conforme aux préconisations 21 CFR Part 11 – Intégration avec le système de gestion du risque LIMS ou CRM – Historique des analyses – Aide à la décision – Export des données excel/xml/csv – Comparaison avec les résultats d’analyses réglementaires en laboratoire (UFC/L) – Process : Smartscan automatisé – 70 prises de vue par membrane. Scan en fluorescence ou en fond clair.

 

Ebhys : Cabine de tri connectée pour un contrôle continu de l’activité et de la qualité du tri

Ebhys 

Ingénieriste ensemblier d’unités de tri et de valorisation des déchets depuis 2005, la société Ebhys propose de nombreux types d’équipements (broyeurs, trommels, convoyeurs, cribles…) et est particulièrement impliquée dans l’ergonomie des postes de travail. Elle lance cette année un package technologique dédié au contrôle continu de la qualité et de l’activité de tri en cabine de tri de collectes sélectives 

Ce package comprend plusieurs outils numériques dont certains constituent de véritables ruptures technologiques:

– contrôle continu des données issues des trieurs optiques en entrée de tables de tri

– contrôle continu de l’activité des trieurs grâce à un système de capteurs de mouvement associé à un algorithme utilisant l’intelligence artificielle

– contrôle continu des conditions de travail au poste de tri (température, éclairement)

– contrôle continu de la qualité des flux sortants.

Ces différentes briques technologiques peuvent être utilisées séparément ou ensemble afin d’alimenter une base de donnée de l’activité en cabine. Un superviseur permet une restitution en continu des informations traitées. L’exploitant peut ainsi réaliser les diagnostics et prendre les décisions en temps réel sur l’organisation ou les réglages de la chaîne de tri.

 

Envea : Première station autonome de surveillance de la qualité de l’air

Envea 

La première station de surveillance de la qualité de l’air au monde alimentée par panneaux solaires est opérationnelle. Cette station, la Solar AQMS, regroupe les dernières avancées technologiques développées par Envea : analyseurs éco-conçus (Série-e), connectivité élevée, alimentation en 24 V (d’où compatibilité avec les batteries et panneaux solaires), système d’acquisition et de traitement de données permettant de gérer l’énergie…

Pour mémoire, les analyseurs Série-e sont certifiés QAL 1 par le TÜV et homologués par le LCSQA et l’US-EPA. Ils offrent les meilleures performances métrologiques pour la surveillance en continu des gaz polluants CO, O3, NOx, SO2 et des particules fines PM10 ou PM2.5. Ils affichent une très faible consommation d’énergie, restent insensibles aux variations de température et sont alimentés en 24 V.

Par ailleurs, la station est équipée de systèmes d’acquisition et de traitement des données : les paramètres mesurés sont automatiquement transmis à un serveur central, sans fil, pour une surveillance et une gestion globale des données.

La Solar AQMS est ainsi capable de supporter des températures jusqu’à 45-50°C sans climatisation ni connexion au réseau électrique. Ce qui la rend particulièrement indiquée pour les pays en développement de même que pour les ‘smart cities’ concernées par la diversification de leur mix énergétique et le déploiement des énergies renouvelables.

 

Haffner Energy : Première unité industrielle de production d’hydrogène à partir de biomasse

Haffner Energy

Société spécialisée dans la valorisation énergétique de la biomasse, Haffner Energy avait présenté sur Pollutec 2018 sa technologie de production d’hydrogène à partir de biomasse et de déchets organiques. Cette solution appelée Hynoca (pour HYdrogen NO CArbon) associe la thermolyse (chauffage) et la gazéification de la biomasse, permettant ainsi d’obtenir un hydrogène renouvelable tout en piégeant le carbone. Elle est couverte par 14 familles de brevets. Les biomasses utilisées en amont sont essentiellement locales (rémanents de bois des industries, déchets forestiers et agricoles…). Et en aval, les coproduits issus du procédé de thermolyse sont valorisables : l’hypergaz trouve des débouchés dans les réseaux de chaleur et le biochar, riche en carbone, peut être utilisé en agriculture. En plus d’une production sur-site grâce à des stations modulables, ce retour du carbone dans le sol et l’auto-alimentation en chaleur pour le processus de thermolyse via une partie de l’hypergaz produit permettent au procédé d’avoir une empreinte carbone neutre, voire négative.

Les applications d’Hynoca sont vastes, que ce soit pour les besoins en procédés énergétiques industriels ou pour les besoins en mobilité des collectivités. La première unité industrielle en cours de construction à Strasbourg pour le distributeur R-GDS aura une capacité de 650 kg/jour, ce qui lui permettra d’alimenter une flotte d’une cinquantaine de bus hydrogène à partir de 2021.

 

Microbia Environnement : Détection précoce des proliférations de cyanobactéries dans les eaux douces

Microbia Environnement

Effets collatéraux du changement climatique avec des épisodes de canicules de plus en plus longs et fréquents, et des évolutions de l’écosystème du fait de l’activité humaine, les proliférations de cyanobactéries dans les eaux de surface, rivières calmes ou plans d’eau ont marqué l’actualité de l’été 2020. Les impacts économiques et sociétaux associés à ces risques sanitaires sont de plus en plus conséquents (cf. signalements de chiens morts aux abords d’eaux contaminées, interdictions saisonnières de baignade en de nombreux points, fermetures intempestives de bases de loisirs aquatiques, arrêt de captages d’adduction d’eau).

La société Microbia Environnement se positionne depuis sa création sur le développement de biocapteurs génétiques haute sensibilité, simples et discriminants pour aider les gestionnaires de sites aquatiques à anticiper les risques toxiques liés aux proliférations de microorganismes et leur donner un temps d’avance pour agir. Elle  propose aujourd’hui un service clés en main d’alerte précoce et de « météo de la qualité de l’eau ». Après avoir été éprouvé en milieu marin depuis 2017 dans le cadre de la protection de sites aquacoles face aux proliférations de micro-algues, ce service est désormais opérationnel en eaux douces pour anticiper les risques associés aux cyanobactéries.

Grâce à une technologie d’analyse et de caractérisation brevetée et unique et à l’expertise de Microbia Environnement pour définir la stratégie d’échantillonnage la plus adaptée à chaque site, le programme de surveillance permet de bénéficier, sur la période d’intérêt, d’un dispositif d’alerte précoce et des tendances prévisionnelles de prolifération. Il se base sur des prélèvements bihebdomadaires réalisés très simplement aux points prédéfinis. Les résultats, obtenus en seulement trois heures, sont restitués le jour même de la réception de l’échantillon, au lieu de 3 à 10 jours pour les méthodes traditionnelles.

Anticiper pour réagir avant qu’il ne soit trop tard et disposer d’éléments tangibles d’aide à la décision pour optimiser la stratégie de gestion du risque sanitaire et économique encouru lors d’événements de proliférations toxiques constituent un apport précieux face aux enjeux croissants de santé publique et de responsabilité sociale et sociétale auxquels sont confrontés les gestionnaires de sites et de la ressource en eau, les responsables politiques et les acteurs économiques impactés par une dégradation de la qualité de l’eau.

 

Recyclamer Innovation : Robot autonome pour la collecte des déchets flottants

Recyclamer Innovation

Après un premier prototype présenté à la Rochelle en 2018, Recyclamer a dévoilé fin septembre 2020 Geneseas S, un robot capable de collecter les déchets solides et hydrocarbures flottant à la surface des eaux, en particulier dans les ports, marinas et autres zones aquatiques avant qu’ils ne partent en mer. Ce robot connecté est 100% autonome.

Le Geneseas S collecte les déchets solides grâce à un panier de 140 litres et capte les hydrocarbures grâce à un filtre naturel et recyclable. Il est capable de contrôler certains paramètres de la qualité de l’eau (pH, température, conductivité, O2 dissous…) donnant la possibilité d’identifier de potentielles sources de contamination et ainsi de pouvoir intervenir rapidement pour prévenir les pollutions diffuses. Le Geneseas S peut aussi mesurer le niveau de profondeur d’un site, ce qui contribue à faciliter l’organisation des opérations liées au maintien des profondeurs de navigation.

Equipé d’un GPS, le robot peut être piloté à l’aide d’une radiocommande ou programmé via la plateforme web pour nettoyer une zone prédéfinie et regagner automatiquement sa base où le panier de collecte sera vidé.

Une attention particulière a été portée à sa conception : chaque matériau, chaque pièce technologique relève d’un circuit court afin d’avoir la plus faible empreinte carbone possible jusqu’à l’étape de commercialisation. Les partenaires techniques et scientifiques sont localisés sur le territoire de la Nouvelle-Aquitaine (Limoges, La Rochelle, Aubusson…).

Aujourd’hui, au regard des moyens humains, techniques et matériels engagés, dépolluer les espaces aquatiques représente un budget conséquent pour les gestionnaires de ces espaces. La solution Geneseas S représente un investissement durable et rentable à court terme pour faciliter ces missions de nettoyage.

 

Toopi Organics : Procédé microbiologique de valorisation de l’urine humaine en produit agricole

Toopi Organics

Aujourd’hui, quelque 35 milliards de litres d’urine humaine seraient produits en France (200 mrd en Europe). Pour évacuer cette urine, pas moins de 200 mrd de litres d’eau potable seraient utilisés (6 000 mrd en Europe).

Face à ce constat, trois entrepreneurs se sont associés en 2018 pour créer une structure spécialisée dans la valorisation de l’urine humaine pour l’agriculture. Depuis, la startup Toopi Organics a breveté un procédé microbiologique capable d’enrichir l’urine humaine en micro-organismes d’intérêt agronomique. L’urine qui contient déjà les éléments fertilisants NPK (azote, phosphore, potassium) est dépolluée puis convertie en biostimulants. Ces biostimulants favorisent l’assimilation de l’azote atmosphérique et permettent une meilleure absorption des nutriments. Selon des études menées par Bordeaux Sciences Agro et la Chambre d’Agriculture de la Gironde, ils sont de 30% à 110% plus efficaces que les engrais minéraux traditionnels. De plus, ces biostimulants contribuent à diminuer les besoins en eau des végétaux, réduisant ainsi le stress hydrique. Les biostimulants à base d’urine ont donc un effet à plusieurs niveaux de la transition environnementale : gestion des déchets, préservation de la ressource en eau et réduction des risques en offrant aux agriculteurs la possibilité de s’affranchir de leurs besoins en engrais minéraux.

Toopi Organics qui a levé 1 M€ au printemps 2020 a inauguré sa première unité de production en Gironde début septembre. L’usine devrait à terme permettre de transformer 750 000 litres d’urine par an. La levée de fonds doit également permettre à la jeune entreprise de structurer son réseau de collecte (ex. : loueurs de toilettes sèches, laboratoires d’analyses médicales), de sécuriser la mise sur le marché de ses biostimulants (demande d’AMM en cours) et d’accélérer son développement tant en France qu’à l’international.

 

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Pour rappel :

  • Mardi 1er décembre | 16h15 – 17h15 – séance de pitchs des 10 entreprises nominées
  • Mercredi 2 décembre | 12h – 12h30 – présentation des lauréats et remise des prix

 

 

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