Pollutec n’a pas attendu l’avènement du concept d’économie circulaire pour présenter des matières et matériaux issus du recyclage ou d’origine renouvelable (i.e. ‘biosourcés’).

Recyclage et valorisation sont même particulièrement emblématiques de ce que montre le salon depuis plusieurs décennies car ils associent économie de matières premières et d’énergie, bénéfice sur le climat (par la réduction des émissions de GES induite) et développement économique à la fois à travers la maîtrise des coûts que cela représente et le déploiement de technologies toujours plus innovantes. En effet, bien au-delà du papier, du verre et des ferrailles, le recyclage – devenu filière à part entière – développe constamment de nouveaux procédés pour obtenir des matières recyclées de qualité toujours plus élevée s’appuyant sur les avancées du tri et séparation des matières et de nouveaux process. Autant d’évolutions dont Pollutec se fait l’écho, notamment via le Village du Recyclage créé en 2001 avec FEDEREC.

L’emblématique brique alimentaire

Mobilier urbain

Fauteuil Design F. Peltier réalisé par Urban’Ext, à partir du recyclage de près de 2210 briques alimentaires (Tetra Pak, SIG, et Elopak)

La brique alimentaire, avec son emballage multicouche (papier, plastique, aluminium) est représentative des efforts engagés pour trouver de nouveaux débouchés et gagner en performance sur les matières recyclées. En 1998, un fabricant de bureau présente les premiers panneaux usinables issus de briques alimentaires.

En 2012, c’est un plasturgiste, Acaplast, qui dévoile à Pollutec des profilés extrudés à partir de ces emballages complexes. Et Alliance Carton Nature confirme en 2016 avec Urban’Ext la valeur ajoutée de cette ressource avec la présentation du PolyAl, un matériau atypique très adapté à la conception de mobiliers urbains du fait de ses propriétés uniques d’imperméabilité, de résistance aux chocs et aux UV et d’anti-tag.

Des matériaux issus de la mer

En 2009, avec le bio-filtre à odeurs Monashell à base de coquilles d’huîtres et de moules, Pollutec ouvre la voie aux questions de valorisation en éco-matériaux des déchets de la mer. Engagé depuis 2000 dans l’écoconception de ses peintures routières, Prosign (groupe Colas) présente aussi sur le salon l’enduit de marquage routier Ostrea intégrant du broyat d’huîtres pour améliorer sa blancheur. En 2015, ce sont les peintures d’Algo à base d’algues et d’huitres qui sont primées tandis qu’en 2014, on découvrira les cuirs de poisson de la startup Femer. Des filières de la mer aujourd’hui en plein essor avec de multiples autres applications concrètes.

 

Selon une étude Ademe/FEDEREC de 2017, 18 réacteurs nucléaires pourraient être « économisés » grâce au recyclage des déchets, soit une réduction des émissions annuelles de CO2 de 5 %.

Du fil pour impression 3D à partir de gobelets

Venue plusieurs fois présenter ses bornes de collecte de gobelets jetables et autres canettes, Canibal (prix Buy&Care en 2010) est allée au bout du raisonnement en travaillant sur les débouchés possibles des gobelets en mélange, sans filière. En 2012, la startup annonce ainsi le Caniplac, un matériau fait de 50% de gobelets et d’une matière minérale calcaire, pouvant servir à l’élaboration de dalles ou cloisons. Une réflexion qui l’amène en 2017 sur cette même base technique à produire des fils d’impression 3D avec lesquels il a été possible de produire des prothèses de main.

Plastiques recyclés et bioplastiques

Deux grandes tendances traversent le monde des plastiques quand on parle d’éco-matériaux. Celle d’un recyclage gagnant en valeur ajoutée ou trouvant des débouchés à des flux complexes et celle des matériaux biosourcés. Nombreuses sont les innovations qui ont illustré ces deux approches sur Pollutec : du PET recyclé agréé contact alimentaire en 1997 au Pévéchouc en 2006 issu de déchets PVC et textile pour le recyclage et, pour les plastiques biosourcés, les innovations d’Arkema, le plastique hydrosoluble issu de protéines de lait de Lactips (en 2016) en encore les composites biosourcés d’Apollor (en 2007) ou du Certech en 2011.

 

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